Champions Cup : Toulouse brise le rêve toulonnais
Après un immense bras de fer à Félix Mayol ce dimanche, le Stade Toulousain est finalement venu à bout des Toulonnais dans les ultimes secondes. Récit de ce choc de titans.

Après un immense bras de fer à Félix Mayol ce dimanche, le Stade Toulousain est finalement venu à bout des Toulonnais dans les ultimes secondes. Récit de ce choc de titans.
Rc Toulon


Stade Toulousain
Tries
Willis (42'), Ahki (50')
Conversions
Ramos (51')
Jaminet (12', 23', 28', 31', 59', 62')
Penalties
Ramos (10', 41', 80')
Un scénario digne d’un Blockbuster hollywoodien ! Au terme d’un chassé croisé complètement fou sur la pelouse du Stade Mayol, Toulouse a fini par dompter Toulon en quart de finale de la Champions Cup. Une rencontre d’une intensité rare entre deux équipes qui avaient à coeur de frapper un grand coup en Europe cette saison.
Si au bout du compte, comme souvent, ce sont les champions en titre toulousains qui ont décroché leur billet pour le dernier carré de la compétition, les hommes d’Ugo Mola se sont fait très peur sous une pluie battante. Malmenés et poussés au bout du suspense par une formation du RCT accrocheuse, les visiteurs ont dû puiser dans leurs ressources pour assurer une qualification en demi-finale. Comme quoi les Stadistes ne sont jamais morts et comptent bien régner une année de plus sur le continent.
Un choc disputé
Fidèle à ce qu’on aurait pu imaginer, cette rencontre avait tout l’air d’un combat de boxe, les deux équipes se rendant coup pour coup ce week-end sur la Rade. Mais dans ce face à face de poids lourds européens, il aura fallu attendre 10 bonnes minutes avant de voir les premiers points infligés.
Pourtant dominants dans le jeu courant et profitant de la majeure partie de la possession, les Toulousains se sont montrés stériles dans la zone de marque en ce début de rencontre. Une inefficacité inhabituelle pour les champions d’Europe, qui ont dû s’en remettre à la botte de Thomas Ramos pour ouvrir le score (0-3, 10’).
PERCENT POSSESSION
PERCENT TERRITORY
CARRIES
Bousculés par Pierre Mignoni et ses troupes, c’est un Toulouse fébrile qui s’est alors heurté à la défense agressive des Varois, de quoi redonner espoir à des Toulonnais de plus en plus entreprenants. Grâce d’abord à une conquête XXL face au paquet d’avants occitan, les joueurs du RCT ont repris les commandes d’une partie jusqu’ici indécise. 4 pénalités de l’intraitable Melvyn Jaminet plus tard, dont deux tentatives majuscules de plus de 50mètres, et voilà Toulon devant au score (12-3).
Le réveil toulousain
En avants de passes, mouvements mal négociés et coups de pieds directs en touche, les scories et imprécisions ont été les maîtres mots de cette première mi-temps toulousaine. Derrière à la pause, les Occitans se devaient en effet de vite rebondir pour continuer à y croire et c’est chose faite dès le retour des vestiaires.
Si l’essai de Julien Marchand a d’abord été refusé pour un en avant, Jack Willis n’a pas tardé à rattraper l’erreur de son talonneur pour réduire la marque à une petite unité. Un début de deuxième acte de rêve donc pour les Rouge et Noir, qui sont visiblement revenus avec d’autres intentions (12-11, 42’). Grâce ensuite à une nouvelle réalisation, cette fois-ci du centre tongien Pita Ahki, Toulouse s’est définitivement réveillé dans ce choc au sommet et prend le score pour la première fois depuis la douzième minute (12-18, 51’).
Une fin à suspense
Avec 6 points d'avance à une demi-heure de la fin, le champion sortant semblait alors avoir fait le plus dur. Mais ce Toulon-là n'abdique jamais. Se reposant une nouvelle fois sur leur artilleur d’élite Melvyn Jaminet, les sudistes ont rattrapé leur retard au tableau d’affichage et se sont donnés le droit de rêver en fin de match. Un rêve qui va pourtant s’écrouler de la plus cruelle des manières après la sirène.
Une ultime pénalité de Thomas Ramos, pourtant pas en réussite face aux perches, permet aux Toulousains de signer un succès légendaire sur la pelouse de Mayol ce week-end et se hisser en demi-finale pour la septième édition consécutive. L’aventure continue.

