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C’était le petit séisme du mois d’août sur le marché des transferts. Selon plusieurs sources, l’Union Bordeaux-Bègles aurait ciblé le pilier sud-africain de Bath, Thomas Du Toit, pour étoffer son pack. Un renfort de poids qui aurait bien pu devenir l’une des plus belles affaires de l’été… avant que le colosse refuse l’offre des champions d’Europe.
Voilà un nouvel international springbok qui devait poser ses valises en France, rejoignant une liste déjà impressionnante ces dernières années : Cheslin Kolbe, Eben Etzebeth, Bryan Habana, Handré Pollard ou encore Siya Kolisi… les Sud-Africains font depuis longtemps le bonheur des clubs du Top 14 et Du Toit ne devait pas déroger à la règle. Après une saison XXL sous le maillot de Bath, ponctuée d’un titre en Premiership et d’un parcours remarqué en Challenge Cup, le pilier de 30 ans était alors courtisé de près par l’UBB, qui avait fait de lui sa priorité pour cette fin de trêve estivale. Si cette opération a pourtant fini par prendre du plomb dans l’aile, “Thomas the Tank” semblait être la pioche parfaite.
Un profil séduisant
Puissant, mobile et précieux en mêlée fermée, le champion du monde 2019 avait de sérieux arguments pour séduire la formation bordelaise. Après un passage raté à Toulouse, avec seulement 17 petites minutes disputées face au Connacht en novembre 2019, le première ligne polyvalent aurait pu donc avoir une seconde chance pour s’installer durablement dans l’élite française. Et quoi de mieux que chez le champion d’Europe en titre pour une rédemption avec le Top 14 ?
Forcément déçu par cette pige manquée chez les Rouge et Noir, le pilier aux 23 sélections a ensuite retrouvé les Sharks de Durban, avant de rejoindre Bath en 2023. Et c’est bien sous la houlette de son compatriote Johann Van Graan qu’il a franchi un cap, disputant 31 rencontres en deux saisons et devenant l’une des pièces maîtresses d’une formation qualifiée pour les deux dernières finales domestiques.
Mais au-delà de ses qualités de pilier “ à l’ancienne”, Du Toit s’est aussi mué en finisseur hors pair en Angleterre. Avec pas moins de 22 essais à son compteur sur les deux dernières campagnes, dont un décisif en finale de Premiership face au Leicester (23-21), voilà une vraie perle rare à l’approche de l’en-but adverse. Un serial marqueur qui n’en finit pas de nous surprendre. Tous les ingrédients semblaient réunis pour qu’il s’impose comme un élément clé en Gironde.
Une recrue de plus ?
Désireux de continuer à jouer les premiers rôles, en France comme en Europe, les Bordelais se sont une nouvelle fois montrés plus qu’actifs en cette période de mutations. Des signatures excitantes à la hauteur de leurs ambitions. Ce sont en effet pas moins de huit recrues, sans compter les 11 additions chez les espoirs champion de France, qui sont venues garnir les troupes de Yannick Bru. Une liste qui fera saliver les pensionnaires de Chaban-Delmas à l’aube de cette nouvelle édition.
Louis Mary (Dax), Gaëtan Barlot (Castres), Boris Palu (Racing 92), Cameron Woki (Racing 92), Martin Page-Relo (LOU) et Xan Mousquès (Bayonne) rejoindront tous une armada de français déjà présents aux bords de la Garonne. Un effectif cinq étoiles, mais qui compte avant tout le deuxième meilleur total du championnat de jeunes talents tricolores dans ses rangs. Une preuve, comme s’il en fallait une, de la volonté de faire briller les joueurs issus de la formation locale. À noter également, qu’en plus de toutes ces stars de l’Hexagone, s’ajoutent Salesi Rayasi (Vannes) et Jean-Luc Du Preez (Sale), qui porteront eux aussi les couleurs bordelaises cette année.
Si ce recrutement peut alors paraître XXL sur le papier, il est surtout intelligent. À l’exception du prometteur pilier gauche Louis Mary en provenance de Dax et de l’international springbok, Jean-Luc Du Preez, les six autres nouvelles têtes ont toutes connu le Top 14. De quoi débuter la saison au pied levé. En tout cas, avec Thomas Du Toit en plus, l’UBB aurait été une bête très difficile à dompter.